Demain, je serai personne – 2025
En collaboration avec la Compagnie Excentrée
Qui es-tu?
«Demain je serai personne est une fiction radicale sur le décalage identitaire, une pièce qui bouscule et fascine par ses éclats de lucidité. Entre la diatribe politique et l’introspection intime, elle ouvre un espace où se pose la question la plus simple et la plus impossible : Qui es-tu?
On en sort avec plus de doutes que de certitudes, mais avec le sentiment d’avoir assisté à un moment de théâtre nécessaire, drôle et douloureux, porté par une actrice d’une belle intensité.»
Pascaline Lamare – Murmures sur les planches
Qui es-tu?
«Demain je serai personne est une fiction radicale sur le décalage identitaire, une pièce qui bouscule et fascine par ses éclats de lucidité. Entre la diatribe politique et l’introspection intime, elle ouvre un espace où se pose la question la plus simple et la plus impossible : Qui es-tu?
On en sort avec plus de doutes que de certitudes, mais avec le sentiment d’avoir assisté à un moment de théâtre nécessaire, drôle et douloureux, porté par une actrice d’une belle intensité.»
Pascaline Lamare – Murmures sur les planches, octobre 2025
«Demain je serai personne est une fiction radicale sur le décalage identitaire, une pièce qui bouscule et fascine par ses éclats de lucidité. Entre la diatribe politique et l’introspection intime, elle ouvre un espace où se pose la question la plus simple et la plus impossible : Qui es-tu?
On en sort avec plus de doutes que de certitudes, mais avec le sentiment d’avoir assisté à un moment de théâtre nécessaire, drôle et douloureux, porté par une actrice d’une belle intensité.»
Pascaline Lamare – Murmures sur les planches
Un spectacle audacieux et sans compromis
Dans ce solo autofictionnel à l’esprit caustique, on suit Arya, une jeune femme dont l’incapacité à «être, juste fucking être» l’a poussée à poser un geste inacceptable.
Cette fiction, déclinée en trois temps qui s’entrelacent, expose les méandres de ses pensées dans une quête de destruction de l’identité. Demain je serai personne pose un regard décomplexé sur l’identité assignée, le deuil, les injustices, le capitalisme; mais surtout, sur notre incapacité à réfléchir réellement à tous ces enjeux, freinée par notre besoin d’appartenance.
Un spectacle audacieux
et sans compromis
Dans ce solo autofictionnel à l’esprit caustique, on suit Arya, une jeune femme dont l’incapacité à «être, juste fucking être» l’a poussée à poser un geste inacceptable.
Cette fiction, déclinée en trois temps qui s’entrelacent, expose les méandres de ses pensées dans une quête de destruction de l’identité. Demain je serai personne pose un regard décomplexé sur l’identité assignée, le deuil, les injustices, le capitalisme; mais surtout, sur notre incapacité à réfléchir réellement à tous ces enjeux, freinée par notre besoin d’appartenance.
mot de l’autrice
Je suis l’autrice de Demain, je serai personne. Je existe donc. Ma pensée naît et chaque chose que j’écris crie à la fois vérité et mensonge. Comme tout. Quand on cherche la vérité trop longtemps, on se rend compte que tout est mensonge. Parce qu’on existe toustes à travers le prisme de notre vécu et de ce qu’on considère possible, plausible, logique et juste. Mais le monde évolue, et pour ceux qui sont chanceux, leur perspective aussi.
« Le problème quand tu mens tout le temps, ou quand on te ment tout le temps, c’est que tu internalises le mensonge, tu l’acceptes et il devient ton histoire. Même si c’est pas vrai. Et tu deviens le mensonge. Mais un jour, tu te réveilles et tu réalises que t’es que l’accumulation de mensonges pis tu sais pu ce qui est vrai pis tu sais pu t’es qui. Mais c’est pas juste toi là. C’est le monde. C’est aussi le monde entier ».
« Le monde qui, au final, n’est qu’une accumulation de mensonges: les banques, les rues, la côte de crédit, la bourse, l’argent, la politique, les pays, l’histoire, les parents, les amis et connaissances. C’est pas juste toi ! C’est tout ».
Cet extrait résume bien le problème que j’ai avec l’identité. Un jour, je vais relire mon texte, et je ne saurai plus ce qui était vrai ou faux parce que mon prisme aura évolué. Je ne saurai plus ce en quoi je croyais vraiment et ce que j’ai inventé pour tester les limites du discours. J’ai hâte. Mais ne vous inquiétez pas chers spectateur·rice·s, même si la vérité n’existe pas ou, du moins, n’est pas certaine, il nous reste toujours l’authenticité.
Bonne soirée.
Sarya Bazin
Autrice et interprète
Je suis l’autrice de Demain, je serai personne. Je existe donc. Ma pensée naît et chaque chose que j’écris crie à la fois vérité et mensonge. Comme tout. Quand on cherche la vérité trop longtemps, on se rend compte que tout est mensonge. Parce qu’on existe toustes à travers le prisme de notre vécu et de ce qu’on considère possible, plausible, logique et juste. Mais le monde évolue, et pour ceux qui sont chanceux, leur perspective aussi.
« Le problème quand tu mens tout le temps, ou quand on te ment tout le temps, c’est que tu internalises le mensonge, tu l’acceptes et il devient ton histoire. Même si c’est pas vrai. Et tu deviens le mensonge. Mais un jour, tu te réveilles et tu réalises que t’es que l’accumulation de mensonges pis tu sais pu ce qui est vrai pis tu sais pu t’es qui. Mais c’est pas juste toi là. C’est le monde. C’est aussi le monde entier ».
« Le monde qui, au final, n’est qu’une accumulation de mensonges: les banques, les rues, la côte de crédit, la bourse, l’argent, la politique, les pays, l’histoire, les parents, les amis et connaissances. C’est pas juste toi ! C’est tout ».
Cet extrait résume bien le problème que j’ai avec l’identité. Un jour, je vais relire mon texte, et je ne saurai plus ce qui était vrai ou faux parce que mon prisme aura évolué. Je ne saurai plus ce en quoi je croyais vraiment et ce que j’ai inventé pour tester les limites du discours. J’ai hâte. Mais ne vous inquiétez pas chers spectateur·rice·s, même si la vérité n’existe pas ou, du moins, n’est pas certaine, il nous reste toujours l’authenticité.
Bonne soirée.
Sarya Bazin
Autrice et interprète
Biographie
Depuis sa sortie du Conservatoire d’art dramatique de Montréal (2016-2020), Sarya se démarque comme artiste multidisciplinaire vibrante. En théâtre, on a pu la voir sur plusieurs scènes partout au Québec et tout récemment au Théâtre Denise-Pelletier dans La femme de nulle part d’Anna Sanchez.
En musique, elle a sorti son premier EP en 2022 et elle travaille à son deuxième depuis (des retards sont survenus dans l’échéancier puisqu’elle est depuis devenue maman). Autrement, puisqu’elle a déménagé dans Charlevoix en 2021, mais qu’elle travaille encore majoritairement à Montréal, elle a décidé de s’engager dans un processus de démocratisation et de décentralisation des arts vivants en fondant sa compagnie Excentrée. Avec son alliée Zoé Boudou, elles créeront un premier festival de théâtre aux Éboulements qui aura lieu du 12 au 14 septembre 2025..
Sarya Bazin - Biographie
Depuis sa sortie du Conservatoire d’art dramatique de Montréal (2016-2020), Sarya se démarque comme artiste multidisciplinaire vibrante. En théâtre, on a pu la voir sur plusieurs scènes partout au Québec et tout récemment au Théâtre Denise-Pelletier dans La femme de nulle part d’Anna Sanchez.
En musique, elle a sorti son premier EP en 2022 et elle travaille à son deuxième depuis (des retards sont survenus dans l’échéancier puisqu’elle est depuis devenue maman). Autrement, puisqu’elle a déménagé dans Charlevoix en 2021, mais qu’elle travaille encore majoritairement à Montréal, elle a décidé de s’engager dans un processus de démocratisation et de décentralisation des arts vivants en fondant sa compagnie Excentrée. Avec son alliée Zoé Boudou, elles créeront un premier festival de théâtre aux Éboulements qui aura lieu du 12 au 14 septembre 2025..
Le poids de l’identité
«Sarya Bazin nous fait sentir toute la violence et l’absurdité
de notre rapport à l’identité à travers le délire obsessionnel
du personnage qu’elle incarne dans Demain, je serai personne. »
MOT DU METTEUR EN SCÈNE
Un grand jour
MOT DU METTEUR EN SCÈNE
Un grand jour
La présentation de Demain, je serai personne constitue un moment bien émouvant pour le Théâtre Sortie de Secours. Au lendemain des célébrations du trentième anniversaire de Premier Acte, organisme que notre compagnie avait cofondé en 1994, nous revoici là où tout a commencé pour nous. Et si nous y sommes, c’est à l’occasion d’un événement tout aussi symbolique pour Sarya Bazin et la Compagnie Excentrée, qui se retrouvent ici, à leur tour, pour leur toute première création.
Il y a de cela trois ans, nous avons lancé l’Incubateur dramaturgique de Sortie de Secours afin de contribuer à l’éclosion et d’accompagner, au sein de la relève théâtrale de la région de Québec, des projets d’écriture mettant en lumière des imaginaires encore trop peu présentés dans notre dramaturgie collective. Ce faisant, nous souhaitions ouvrir la porte à de nouveaux regards portés sur nos champs exploratoires de prédilection, soit les mouvements migratoires, la rencontre des cultures et la complexité des questions identitaires.
La présentation de Demain, je serai personne constitue un moment bien émouvant pour le Théâtre Sortie de Secours. Au lendemain des célébrations du trentième anniversaire de Premier Acte, organisme que notre compagnie avait cofondé en 1994, nous revoici là où tout a commencé pour nous. Et si nous y sommes, c’est à l’occasion d’un événement tout aussi symbolique pour Sarya Bazin et la Compagnie Excentrée, qui se retrouvent ici, à leur tour, pour leur toute première création.
Il y a de cela trois ans, nous avons lancé l’Incubateur dramaturgique de Sortie de Secours afin de contribuer à l’éclosion et d’accompagner, au sein de la relève théâtrale de la région de Québec, des projets d’écriture mettant en lumière des imaginaires encore trop peu présentés dans notre dramaturgie collective. Ce faisant, nous souhaitions ouvrir la porte à de nouveaux regards portés sur nos champs exploratoires de prédilection, soit les mouvements migratoires, la rencontre des cultures et la complexité des questions identitaires.
La présentation de Demain, je serai personne constitue un moment bien émouvant pour le Théâtre Sortie de Secours. Au lendemain des célébrations du trentième anniversaire de Premier Acte, organisme que notre compagnie avait cofondé en 1994, nous revoici là où tout a commencé pour nous. Et si nous y sommes, c’est à l’occasion d’un événement tout aussi symbolique pour Sarya Bazin et la Compagnie Excentrée, qui se retrouvent ici, à leur tour, pour leur toute première création.
Il y a de cela trois ans, nous avons lancé l’Incubateur dramaturgique de Sortie de Secours afin de contribuer à l’éclosion et d’accompagner, au sein de la relève théâtrale de la région de Québec, des projets d’écriture mettant en lumière des imaginaires encore trop peu présentés dans notre dramaturgie collective. Ce faisant, nous souhaitions ouvrir la porte à de nouveaux regards portés sur nos champs exploratoires de prédilection, soit les mouvements migratoires, la rencontre des cultures et la complexité des questions identitaires.
Crédits : Sarya Bazin • Photo : David Mendoza Hélaine
«Une œuvre singulière, solide et engagée»
Dès ma lecture des premières scènes que Sarya s’est mise à écrire, j’ai vu apparaître les fondements d’une œuvre singulière, solide et engagée, mais aussi la fougue, la détermination et le talent d’une véritable créatrice. La nature même de son projet d’écriture, audacieux et sans compromis, allait d’emblée lui imposer de nombreux défis dramaturgiques, relevés haut-la-main.
Sarya savait résolument quelle direction elle souhaitait prendre. Mon rôle de soutien dramaturgique a donc simplement consisté à accompagner Sarya à travers ses étapes d’écriture, commentant les différentes versions de ses textes et cela en confrontant nos perceptions et nos regards sur son travail.
En créant notre Incubateur dramaturgique, Sortie de Secours souhaitait « donner au suivant ». Pourtant, au moment d’en réaliser la mise en scène, j’ai pleinement réalisé que de cette démarche intergénérationnelle, il en émergerait inévitablement, pour moi et pour toute la compagnie, la magnifique réciproque: celle de « recevoir du suivant ». Je n’en dis pas plus : le résultat de ce travail, vous le verrez aujourd’hui, enfin porté à la scène grâce au travail et au talent de jeunes concepteurs et conceptrices dont on entendra parler longtemps. C’est exactement ça, Premier Acte.
Bon spectacle! — Philippe Soldevila, metteur en scène
«Une œuvre singulière, solide et engagée»
Dès ma lecture des premières scènes que Sarya s’est mise à écrire, j’ai vu apparaître les fondements d’une œuvre singulière, solide et engagée, mais aussi la fougue, la détermination et le talent d’une véritable créatrice. La nature même de son projet d’écriture, audacieux et sans compromis, allait d’emblée lui imposer de nombreux défis dramaturgiques, relevés haut-la-main.
Sarya savait résolument quelle direction elle souhaitait prendre. Mon rôle de soutien dramaturgique a donc simplement consisté à accompagner Sarya à travers ses étapes d’écriture, commentant les différentes versions de ses textes et cela en confrontant nos perceptions et nos regards sur son travail.
En créant notre Incubateur dramaturgique, Sortie de Secours souhaitait « donner au suivant ». Pourtant, au moment d’en réaliser la mise en scène, j’ai pleinement réalisé que de cette démarche intergénérationnelle, il en émergerait inévitablement, pour moi et pour toute la compagnie, la magnifique réciproque: celle de « recevoir du suivant ». Je n’en dis pas plus : le résultat de ce travail, vous le verrez aujourd’hui, enfin porté à la scène grâce au travail et au talent de jeunes concepteurs et conceptrices dont on entendra parler longtemps. C’est exactement ça, Premier Acte.
Bon spectacle! — Philippe Soldevila, metteur en scène
«Une œuvre singulière, solide et engagée»
Dès ma lecture des premières scènes que Sarya s’est mise à écrire, j’ai vu apparaître les fondements d’une œuvre singulière, solide et engagée, mais aussi la fougue, la détermination et le talent d’une véritable créatrice. La nature même de son projet d’écriture, audacieux et sans compromis, allait d’emblée lui imposer de nombreux défis dramaturgiques, relevés haut-la-main.
Sarya savait résolument quelle direction elle souhaitait prendre. Mon rôle de soutien dramaturgique a donc simplement consisté à accompagner Sarya à travers ses étapes d’écriture, commentant les différentes versions de ses textes et cela en confrontant nos perceptions et nos regards sur son travail.
En créant notre Incubateur dramaturgique, Sortie de Secours souhaitait « donner au suivant ». Pourtant, au moment d’en réaliser la mise en scène, j’ai pleinement réalisé que de cette démarche intergénérationnelle, il en émergerait inévitablement, pour moi et pour toute la compagnie, la magnifique réciproque: celle de « recevoir du suivant ». Je n’en dis pas plus : le résultat de ce travail, vous le verrez aujourd’hui, enfin porté à la scène grâce au travail et au talent de jeunes concepteurs et conceptrices dont on entendra parler longtemps. C’est exactement ça, Premier Acte.
Bon spectacle!
Philippe Soldevila, metteur en scène
Une autofiction radicale sur l’identitée
«Un solo percutant signé et interprété par Sarya Bazin.
Mise en scène par Philippe Soldevila, la pièce explore
avec humour et lucidité les pièges de l’identité
et le besoin viscéral d’appartenance.»
Crédits : Sarya Bazin • Photo : David Mendoza Hélaine
équipe de création
Texte
Sarya Bazin
Mise en scène
Philippe Soldevila
Interprétation
Sarya Bazin
Assistance à la mise en scène et régie
Frédérique Fecteau-Simard
Lumière
Émile Beauchemin
Décor et costume
Jeanne Murdock
Musique
Jules Bastin-Fontaine
Direction de production
Diane Bastin
Conception de l’affiche
Jeanne Murdock
Photo de l’affiche
Lucile Parry-Canet (Luca Médias Inc.)
Texte
Sarya Bazin
Mise en scène
Philippe Soldevila
Interprétation
Sarya Bazin
Assistance à la mise en scène et régie
Frédérique Fecteau-Simard
Lumière
Émile Beauchemin
Décor et costume
Jeanne Murdock
Musique
Jules Bastin-Fontaine
Direction de production
Diane Bastin
Conception de l’affiche
Jeanne Murdock
Photo de l’affiche
Lucile Parry-Canet (Luca Médias Inc.)
CRITIQUES
Politique, actualité et diatribes anticapitalistes
Le texte fait entrer l’actualité avec fracas : George Floyd, les thin blue lines, Joyce Echaquan, Nooran Rezayi, adolescent abattu la semaine dernière par un policier. Le Canada est d’ailleurs désigné comme «un projet colonial qui a fonctionné». La pièce navigue entre géopolitique et intimité, culture collective et psyché individuelle, l’impossible déconstruction de soi et la violence d’un moule imposé. […] elles exposent la contradiction entre des positions intellectuellement satisfaisantes et l’expérience intime d’une identité fracassée.
Le poids de l’identité
« Il y a quelque chose de violent dans notre rapport à l’identité. Celle des autres, mais aussi la nôtre. Le jugement, le contrôle, la peur, les responsabilités pèsent sur ses identités… Tout comme il y a quelque chose d’absurde dans notre besoin d’appartenance. L’un va avec l’autre. Et, tout en nous parlant d’identité, cette pièce nous parle aussi de solitude et de famille.
Sarya Bazin est excellente pour passer de la passion rageuse à un sérieux implacable. Elle se transfigure aussi quand elle évoque d’autres personnages […] Son jeu est assez physique alors qu’elle occupe et parcourt tout l’espace mis à sa disposition.»
CRITIQUES
Politique, actualité et diatribes anticapitalistes
Le texte fait entrer l’actualité avec fracas : George Floyd, les thin blue lines, Joyce Echaquan, Nooran Rezayi, adolescent abattu la semaine dernière par un policier. Le Canada est d’ailleurs désigné comme «un projet colonial qui a fonctionné». La pièce navigue entre géopolitique et intimité, culture collective et psyché individuelle, l’impossible déconstruction de soi et la violence d’un moule imposé. […] elles exposent la contradiction entre des positions intellectuellement satisfaisantes et l’expérience intime d’une identité fracassée.
Le poids de l’identité
« Il y a quelque chose de violent dans notre rapport à l’identité. Celle des autres, mais aussi la nôtre. Le jugement, le contrôle, la peur, les responsabilités pèsent sur ses identités… Tout comme il y a quelque chose d’absurde dans notre besoin d’appartenance. L’un va avec l’autre. Et, tout en nous parlant d’identité, cette pièce nous parle aussi de solitude et de famille.
Sarya Bazin est excellente pour passer de la passion rageuse à un sérieux implacable. Elle se transfigure aussi quand elle évoque d’autres personnages […] Son jeu est assez physique alors qu’elle occupe et parcourt tout l’espace mis à sa disposition.»
Crédits : Sarya Bazin • Photo : David Mendoza Hélaine
Quête identitaire et joute oratoire
Force est de constater que non seulement l’accompagnement et la mise en scène assurés par Philippe Soldevila tiennent la route, mais offrent en plus de très beaux moments de théâtre et un écrin solide à la plume et au jeu de Sarya Bazin. Mise en scène, direction d’acteur, lumière, son : tout entoure et supporte au mieux l’interprète solo, qui se lance avec fougue dans une quête identitaire aux allures de spirale infernale.
Perdue dans l’œil du cyclone
On sent l’interprète-autrice de ce projet vraiment soutenue par tous les éléments de la représentation, qui aident à établir des codes très lisibles. Ces codes permettent de ne pas lâcher le fil dans la complexité narrative, Arya multipliant les emboîtements de récits, avec des incises dans les incises, sans nous perdre. L’humour et l’adresse directe au public offrent également un bon moyen de maintenir l’attention.
Cette introspection identitaire mêle avec brio rage et humour, égratignures politiques et ironie mordante sur les raccourcis sociétaux dans la quête du bonheur et sur la vie en général. L’équilibre est fort, l’énergie contagieuse.
Ludovic Fouquet – JEU – revue de théâtre, octobre 2025




